![]()
Cabaret audioAudio live Dans cette nouvelle édition du cabaret audio du Mois Multi, les découvertes sonores auront un point commun : l’analogue traité dans une optique numérique. Les soirées proposeront trois appropriations de la thématique électrique, du plus garage au plus subtil! Micro-commissaire : Érick d’Orion Les oiseaux commencent à s’accoupler Une croyance médiévale européenne dit qu'au 14 février, les oiseaux commencent à s'accoupler. Cette image d’amours aviaires importée dans l’imagination des deux artistes du noize que sont les membres de Kathleen Kelly donne nécessairement un résultat violent, plus proche de la pornographie que de la sensualité. Comme le dit si vigoureusement Kathleen Kelly, « mettre cette pièce en images se traduirait en une rafale d'explosions de pétards à mèches dans un nid de bébés oiseaux. » Entre musique naïve, bruitisme, rythmes hachurés et paysages sonores, c’est par le biais du collage en temps réel que les Nicolas Bernier et Simon Trottier abordent le thème de l’eau dans Objet abandonné en mer. Faisant côtoyer tradition et technologie, ils développent dans ce projet des mélodies influencées du folk américain en même temps que des ambiances feutrées sur d’hypnotisantes boucles électroacoustiques. À l’infinitif À l’infinitif est une improvisation minimaliste utilisant des extraits de poèmes récités par les artistes dadas Raoul Hausmann, Tristan Tzara et Kurt Schwitters. Une basse électrique, un ordinateur portable, deux walkies-talkies, quelques micros, une console de mixage abîmée sans signal audio entrant et une console de mixage firewire, voilà Érick d’Orion prêt à revisiter à sa manière cette littérature de toutes les remises en cause. À propos des artistes Kathleen Kelly
Formé en 1999, le duo Kathleen Kelly, formé de Christian Messier et François Simard, mène des projets artistiques ambigus qui ont dévié vers le matériau sonore depuis quelques années. Inspirée par le noize, leur pratique mise d’une part sur le son analogue et sans programmation et, d’un autre côté, des sources instables et imprévisibles diffusent des sons traités numériquement. Voilà Kathleen Kelly : une adolescente en crise qui passe brusquement du drone ambiant au son maximaliste. Nicolas Bernier et Simon Trottier
Le compositeur électroacoustique Nicolas Bernier et le guitariste Simon Trottier collaborent depuis l’été 2007. Leur album Objet abandonné en mer est sorti sur l’étiquette allemande 12rec en septembre de la même année, s’attirant d’excellentes critiques au Canada et en Europe. Nicolas Bernier est connu pour avoir travaillé l’électronique live, l’installation, la vidéo et la musique pour la danse et le cinéma. Simon Trottier, quant à lui, a travaillé avec différents ensembles de musique rock instrumentale et de musique improvisée et a composé de la musique pour la danse contemporaine. Érick D’Orion
Érick d’Orion est un artiste audio dont le travail se rapproche étroitement du noize, de la musique concrète, du free jazz et de l’électroacoustique. Il concentre ses recherches sur le maximalisme numérique. Il développe aussi des projets d’installations qui enchevêtrent l’audio et les nouvelles technologies pour créer des œuvres en mouvement continuel, devenant autant des sources que des diffuseurs audio. Il fait partie du duo morceaux_de_machines et du collectif montréalais Perte de Signal. Son travail a été présenté au Canada, en Europe, en Australie et au Mexique |


