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Promenades électriques / Christina Kubisch
Installation
Faire une promenade électrique dans Québec, c’est découvrir le son des choses, au-delà du visible… En portant le casque spécialement conçu par Christina Kubisch pour transformer les champs électromagnétiques de la ville en fréquences audibles, on perçoit une strate de réalité insoupçonnée : la musique secrète de l’urbanité. Le rythme techno des feux de circulation, le bruit sourd du métro, le tambourinement nerveux des portes de sécurité ne sont que quelques-uns des sons captés par Kubisch à travers le monde, qui donnent le ton de ce qu’on pourrait retrouver dans le parcours qu’elle propose en septembre dans la capitale. Promenades électriques est un projet que Christina Kubisch adapte à différentes villes d’Europe et d’Amérique depuis 2004. Il est basé sur le principe d’induction électromagnétique, qu’elle explore depuis la fin des années 1970, et consiste en la captation, par des senseurs, du son produit par les interactions entre les champs magnétiques. Changeant de ville en ville, ces sons perçus par le visiteur grâce au casque d’écoute lui permettent de concevoir une autre réalité de son environnement, musicale et personnelle. À propos de Christina Kubisch Christina Kubisch est l’une des pionnières de l’art audio au niveau mondial. Née en 1948 à Brême, en Allemagne, elle acquiert une formation en peinture, musique et composition avant de se spécialiser en électronique et d’entamer, dans les années 1970, un travail de création expérimentale. Outre des compositions et installations fondées sur une matière sonore basique, originelle (par exemple le son de cloche dans son installation Dreaming of the Minor Third), son œuvre compte des sculptures sonores, des installations lumineuses et surtout, de fameuses promenades sonores utilisant l’induction électromagnétique, dont les Promenades électriques constituent la dernière occurrence. Ces œuvres immersives révèlent un travail de mise en valeur du son et de recherche de points de contact entre le son et l’espace. Pour cette raison et parce qu’il tente de redéfinir la relation entre la matière et la forme, le travail de Christina Kubisch est régulièrement qualifié de « synthèse des arts ». Les œuvres de l’artiste ont été diffusées partout à travers le monde et ont donné naissance à une discographie imposante, comptant une vingtaine d’albums solo. Christina Kubisch est professeur invité dans plusieurs universités européennes; membre de l’Académie des arts de Berlin depuis 1997, elle est aussi professeur en audiovisuel à l’École des beaux-arts de la Sarre depuis 2003. En collaboration avec Goethe-Institut Montréal
Photo: Christina Kubisch |

