![]()
Parasitic Video Network / Michelle Teran
Installation
Le Parasitic Video Network transforme le Jardin de Saint-Roch en un environnement médiatique tenant à la fois du plateau de cinéma et du jeu vidéo. En s’y promenant à l’aide d’un capteur d’images spécial, le visiteur découvre le parc d’un œil neuf. Sa vision est enregistrée puis diffusée dans le Hall de Méduse, où l’expérience personnelle prend une dimension collective. Pour cette œuvre mi-installation, mi-performance, une vingtaine de caméras sont disposées dans le parc, chacune en captant une portion et un angle différent, enregistrant les mouvements qui s’y dessinent et l’image des objets qui s’y trouvent. Grâce à un réseau sans fil, les capteurs avec lesquels les visiteurs se baladent montrent à la fois ces images et celles qui sont filmées, permettant une redécouverte de l’espace et l’écriture d’une histoire nouvelle à chaque parcours. À propos de Michelle Teran Michelle Teran travaille en arts médiatiques. Ses installations et performances, à l’aide des technologies de la communication et des outils multimédias, tissent des ponts entre les espaces physique, médiatique et social. Ils témoignent d’une hybridation du virtuel et du tangible, dans un espace aux dimensions démultipliées. L’artiste utilise notamment des réseaux de caméras installés dans les lieux publics de manière à renverser les systèmes de sécurité et à explorer les notions de vies privée et publique. Le travail de Michelle Teran a été diffusé tant en Amérique du Nord qu’en Europe, en Australie et en Asie, notamment dans plusieurs festivals. Au Ars Electronica de Linz, elle a reçu une mention pour sa série de performances Life : a user’s manual, dans laquelle, à la manière de Georges Pérec dans La vie : mode d’emploi, elle rend publique la vie intérieure d’un édifice. Elle a effectué de nombreuses résidences d’artiste, dont une à La Chambre Blanche, à Québec. D’origine canadienne, Michelle Teran vit et travaille aujourd’hui à Berlin. Photo: Erik Sjödin |
